Un peu de psychologie



Un peu de psychologie ! Et même de psychanalyse. On va chercher très profond alors qu’on a tout sous la main. Le psy de En thérapie, était obsédé par la répétition et tout content quand il montrait à son patient, qui ne le savait que trop, qu’il répétait toujours les mêmes conduites. Le problème n’est pas là, mais de dissoudre les blocages. Ce ne sont pas des événements qu’il faut chercher mais des affects.

Or, des affects, c’est pas difficile, il n’y en a pas 8 ni 9, ni 7 ni 5 : il y en a 4. Ni plus ni moins. Je l’ai déjà dit 20 fois, mon cher lecteur à la tête dure ! C’est pas moi qui ait fait cette découverte aussi importante que la découverte de l’Amérique, c’est Paul Diel, cet inconnu. Pourquoi 4 ? Parce que tantôt ces affects gonflent mon cœur, tantôt, ils le dégonflent. Et de deux ! Et comme je projette ces affects sur autrui en les inversant, ça fait encore 2. Tout le monde sait que 2 + 2 = 4. En bon français, ça s’appelle vanité et honte (sur soi) + mépris et envie (sur les autres). Pensez-y.

Voilà, c’est tout. Ces 4 mauvais sentiments sont autant d’erreurs de jugement. Je ne parle pas de sentiments légitimes comme la fierté et la culpabilité quand on a bien ou mal agi, la sévérité envers les abus d’autrui et l’admiration. Je parle d’erreurs de jugement qui nous corrompent l’existence, qui entravent aussi bien la sérénité que la bienveillance.

Sans aller chercher nos grosses querelles, il suffit de s’examiner 5 minutes pour prendre sur le vif les 4 sœurs. Elles vont par paire. Ce qu’il y a, c’est que beaucoup de ces affects, on les garde pour soi parce qu’on sent qu’ils ne sont pas exportables et on croit qu’ils n’ont pas existé. Mais ils sont bien là et il leur arrive de se trahir de biais, par un ton, un geste, une conduite. Parfois, ça explose et c’est le grand déballage.

Il y a des degrés, mais de sont toujours les mêmes 4 passions tristes qui nous rongent.

Comment elles se sont formées ? Ça vient de l’enfance, évidemment, autant dire que ce n’est pas notre faute, mais inutile de remonter au déluge. Ce qui est fait est fait. La seule tâche importante, c’est de les prendre sur le fait, sur le vif, par les oreilles, auribus. C’est pas difficile. Il suffit d’interroger son cœur, ou sa poitrine, puis d’analyser froidement. Qu’ai-je éprouvé ? Était-ce bien justifié ?

Le difficile, c’est de dissoudre ces mauvais affects. Comment se débarrasser de ces vieux plis, de ces vieilles couennes ? Le kiné m’a débarrassé de mon aponévrosite plantaire avec des ondes de choc. Mathieu Ricard dit qu’il lui avait fallu 50 ans d’exercices quotidiens pour atteindre la sérénité. Courage !

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