Les morts, les pauvres morts ont de grandes douleurs


Ainsi disait Baudelaire qui continuait :


Et quand Octobre souffle, émondeur des vieux arbres,

Son vent mélancolique à l'entour de leurs marbres,

Certes, ils doivent trouver les vivants bien ingrats,

À dormir, comme ils font, chaudement dans leurs draps,

Tandis que, dévorés de noires songeries,

Sans compagnon de lit, sans bonnes causeries,

Vieux squelettes gelés travaillés par le ver,

Ils sentent s'égoutter les neiges de l'hiver.


Après la Toussaint, nous avons aujourd'hui la fête de Ceux de 14 , comme disait Maurice Genevoix, qui ont bien éprouvé, les douleurs décrites par Baudelaire. Les pauvres !

J'ai photographié hier ce vieux mur endeuillé de lichens à Lourmarin, non loin de la maison de Camus, et cette rose d'arrière-saison, grasse comme une perdrix, nourrie de bon humus, c'est-à-dire de tous les êtres vivants qui sont passés par là depuis le commencement du monde.


Foin du Covid et de sa race !

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