Les mauvaises nouvelles sont-elles de bonnes nouvelles et vice versa ?



C'est la reprise économique, le chômage diminue, le PIB augmente : dommage car la planète va souffrir.

- La pauvreté s’accroit dans le monde : tant mieux : ça fait autant de consommation en moins.

- Crise de l’automobile, le marché de l’occasion explose = moins de bagnoles.

- Le prix de l’essence et du fuel augmente : le bilan carbone mondial baisse d’autant.

- Le prix des matières premières augmente : pareil.

- L’épidémie de Covid a tué plusieurs millions de personnes = autant de consommateurs-pollueurs en moins. Ce sont les anti-vaccin qui ont raison.

- Louis Pasteur a sauvé des milliards de vies humaines avec ses vaccins : la planète étouffe en raison de la croissance démographique de 7 à 10 milliards.


On en deviendrait cynique ? C’est pas du tout ça. C’est qu’on est pris entre les mâchoires d’un double bind comme disait Gregory Bateson à Palo Alto, une injonction paradoxale, dont les deux termes se contredisent, consommer / ne pas consommer. La porte de sortie suppose trois conditions inséparables :

- Limiter les naissances. La transition démographique est en cours, mais ça traîne. Ce devrait être une grande cause mondiale.

- Rationaliser la production et la consommation. Renoncer aux objets inutiles et nuisibles.

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