Histoires de cul(s)


J'ai deux histoires sur le sujet. Elles sont authentiques. La première fut racontée lors d'un mariage par Fernand Botti, paix à son âme !


C'est l'histoire d'une prof d'anglais visitée par l'Inspecteur, en présence du Proviseur selon la coutume. On installe ces Messieurs au fond de la classe, l'inspecteur à côté de Toto. Tout intimidée, en mini-jupe, la prof monte sur l'estrade (c'était avant mai 68) et, se hissant sur la pointe des pieds, inscrit tout en haut du tableau God save the Queen. L'inspecteur ne peut s'empêcher de s'exclamer entre ses dents Ô le beau cul ! À l'intention du Proviseur, peut-être. Silence de mort quand les élèves sont priés de traduire. Personne ne sait. Toto finit par lever une main hésitante et la prof, heureusement surprise, le prie de traduire : Oh le beau cul !


Ça vous a plu, mon lecteur ? Voici la seconde. C'est encore dans l'Éducation Nationale. Je la dois à Camille Willem, le Proviseur du lycée de Charleville où je travaillais à l'époque. Paix à son âme encore ! Je m'étais lié avec lui et Michèle avec sa femme et ses filles. Bref, c'est la coutume dans ce pays des Ardennes de donner un repas de gala à tous les élèves pour la Saint Charlemagne. Poulet rôti et purée. Au dessert, gâteau au chocolat, le Proviseur, homme grave, détesté des syndicats, prend le micro et, au lieu du beau discours attendu, raconte l'histoire de Monsieur Vandeputte qui a invité des amis à la maison. Seulement, chez les Vandeputte, c'est toujours Monsieur qui fait la cuisine, en tout cas qui s'occupe du repas. Il va chez l'épicier et lui demande quelque chose d'original pour une grande occasion. L'épicier se gratte la tête :

- Je crois que j'ai ce qu'il vous faut. C'est un produit tout nouveau. C'est euh... exotique. C'est euh... du cul l'éléphant !

- Du cul d'éléphant ?! Vous êtes sûr ? Vous croyez que c'est bon ?

- C'est délicieux ! le docteur et le notaire m'en ont déjà pris. La recette est marquée sur la boîte. Vous faites chauffer au bain-marie et vous servez avec une sauce ravigote.

Le grand jour arrivé, à la fin de l'apéritif, M. van de Putte s'éclipse à la cuisine, fait réchauffer et ouvre la boîte : VIDE !

Le lendemain, explication avec l'épicier. - La boîte que vous m'avez vendue...

- Ah ! Mon pauvre monsieur... Ce n'est pas de ma faute ! Vous n'avez vraiment pas eu de chance. Vous êtes tombé sur le trou !

Hurlements de rire des potaches.

Laquelle vous avez préféré, mon lecteur ?

Photo : Catalans 7 août 2018.

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