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Pas de fraternité sans paternité

August 16, 2019

 

L'autre jour, après dix jours de panne, le réparateur Free s'est décidé à venir à la maison nous remettre internet. C’est les souris qui avaient grignoté le fil ! Un charmant garçon très cordial serviable et qui avait l’air fort compétent. J’étais enchanté et je lui mettrai le maximum au questionnaire. Il a juste dit le cordon que je vous ai parlé. Il faudrait être bien cuistre pour le lui reprocher !

Autre événement de l’été en famille : Michèle a fait apprendre 10 fables de La Fontaine aux enfants, Daniel leur a fabriqué des masques d’animaux avec des cartons à pizza et Emane a réglé la mise en scène du spectacle qu’ils nous ont donné.

Je vous laisse arranger ensemble ces deux événements, mon cher lecteur. Ce qui me semble important quant à moi, pour qu’il existe un sentiment de solidarité dans un groupe, c’est l’existence d’un point sublime qui irrigue tous ses membres, qui leur transmette un héritage commun. C’est vrai à toutes les échelles, famille, nation, Europe, humanité.

Dieu, Adam, le roi, de Gaulle, le Père (et/ou la Mère !), La Fontaine…, mais un souvenir commun à partager. En d’autres termes, pas de fraternité sans paternité (et/ou maternité !). Sinon, c’est l'individualisme, le communautarisme, les uns ne jurent plus que par Allah, d’autres par Proust, d’autres par les jeux vidéo, d’autres par le foot, etc, etc. Il faut un point sublime pour réunir tout ce monde, tout notre monde !

Dire cela, c’est dire que la démocratie ne saurait être le dernier mot du lien social et que pour faire tissu, il est indispensable de croiser horizontalité et verticalité, abscisse et ordonnée, trame et chaîne.

Et si le point sublime n’est pas transcendant, qu’il soit immanent : notre passé commun nous fournit le plus incontestable des biens à partager : notre histoire familiale, notre histoire nationale, l’histoire universelle. Vous me direz qu’il y à boire et à manger dans toutes ces histoires, des fautes et des conflits. Je le sais bien mais si on veut parler des taches, nous avons justement à les purger car rien n’est pire que le refoulement. Le passé est notre richesse commune et si nos ancêtres ont commis des crimes, c'est à nous d’en gérer des conséquences avec les descendants de leurs victimes.

Un frère, c'est quelqu'un à qui on puisse dire sans se battre : Tu te souviens..

 

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