Les milliards du Président


Je n'ai pas été convaincu par le discours du Président mardi. Il s'est excusé et il a lâché 10 milliards. Fort bien. Mais c'est un discours rassembleur et pédagogique qu'il fallait, qui hausse le débat, offensif plutôt que défensif.

La question des taxes est inséparable : 1- de la transition écologique, 2- de la politique des transports et de l'habitat, 3- de l'immunité fiscale des grosses entreprises qui rappelle trop l'Ancien régime où les nobles ne payaient pas d'impôts. Le Président a peut-être fait des allusions à tout cela. Mais l'important, c'est de donner à penser le rapport entre tous ces problèmes et de dire comment on les pose et comment on les traite. Il y a des choses qu'un Président ne peut pas faire parce que ça ne dépend pas de lui dans le contexte de la mondialisation. Mais il pourrait dire ce qu'il compte faire et ne pas faire pour faire payer des impôts aux GAFA, aux grosses entreprises et à certains gros PDG, pour favoriser le transport ferroviaire des marchandises et des passagers, pour taxer et diminuer la consommation de kérosène des avions et des bateaux. Alors, on peut proportionner la part de chacun. Un effort ne peut être consenti que s'il est compris et approuvé.

C'est ce qu'a essayé d'expliquer Cyril Dion mercredi soir à la télé dans son film Après demain. Les efforts individuels sont décourageants si on l'impression de ramer seul contre tous. C'est ce que j'ai essayé de souligner par deux fois (Les grands nombres et les petits nombres et J'le fais si tout le monde le fait). L'important, c'est de créer une dynamique, par exemple pour consommer moins de viande, de diesel ou de plastique. Ça s'appelle l'entraînement.

En peine de top down, pratiquons le bottom up !

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