Les mains sur les épaules


Donc, visite à Oléron aux plages illimitées, chez ma tante Jeanine. Pinot à l’arrivée, nappe blanche et huîtres rituelles, avec pain beurré et Riesling. Un siècle d’histoire familiale revue en panoramique pendant ces 3 jours, Évocation des vivants et des morts. Jeanine est presque tout le temps debout, allant et venant, courbée pour voir ou écouter. Parfois, elle m’aborde par derrière et me tient par les épaules pour me questionner sur la vie comme elle va dans une attitude complice et familière.

Connaissez-vous ce geste, mon lecteur, que Saint-Louis pratiquait déjà, s'il faut en croire son biographe, le sire de Joinville ? C'est à vrai dire Gustave Lanson qui rapporte le fait dans sa magnifique Histoire de la littérature française, édition de 1885, p. 73. J'ai retenu ce geste que Lanson a retenu après que Joinville l'a retenu. Vous frappera-t-il comme il nous nous a frappé, Joinville, Lanson et moi-même ?


Rien n’est charmant comme le geste affectueux du roi, venant appuyer les deux mains sur les épaules du sénéchal auquel il n’a pas parlé de tout le dîner, et qui tristement retiré près d’une fenêtre grillée, se croit en disgrâce pour avoir parlé selon l’honneur et selon la vérité.


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