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Vous avez lu Vernon Subutex ?

May 14, 2018

Jina m'a dit de lire le roman de Virginie Despentes, Vernon Subutex, le roman de sa génération, celle des quarantenaires. J'ai déjà avalé le premier tome. Je reconnais que Virginie (Hum... !) a du talent et un coup d'œil sociologique assez proche de celui de Houellebecq. C'est moins profond mais plus détaillé, davantage de pixels. J'ai cueilli quelques citations. Attention, mon lecteur bien pudique, elles sont hardcore !

Maintenant Vernon baise moins qu'un homme marié. p. 18.

Cette ville regorge de paumées prêtes à se mettre à 4 pattes pour lui prodiguer de longues fellations. p. 19.

C'est le troisième millénaire, tout est permis (comme prendre pour cliente la victime de son dernier lynchage cybernétique). p. 131.

Ce type représentait tout ce qu'il fallait détruire du siècle dernier, quelques points d'éthique ou un effort de générosité. p. 137.

Tout ce qui l'intéresse, c'est de savoir à quel moment Vernon va la défoncer de likes, voire lui mettre une éjac virtuelle. p. 178.

Dans son top ten intime des amants, il est facile troisième. p. 180.

Il voyage beaucoup. Elle est souvent toute seule, enfin sans lui. p. 182.

Elle flippait pour l'anal. Faire ce job de hardeuse en détestant la sodomie, c'est comme être boulangère si on est allergique à la farine. p. 192.

À notre époque, si on avait envie de faire chier le monde, on faisait du X. Aujourd'hui, le voile suffit. Elle est chiante cette génération. Vivement qu'ils meurent tous à cause de la sécheresse. p. 201.

Il avait essayé de lui expliquer : on avait juste baisé ensemble. p. 221.

C'est terminé, le vieux monde. p. 240.

Aïcha était écœurée par les pouffiasses qui tordent la bouche devant son voile, [...] par cette gaieté qui caractérise certains mécréants qui se prennent pour des hédonistes et pensent qu'on peut jouir hors des lois sans en payer les conséquences. p. 279-281.

Elle était le genre de connasse qui parle de dignité de la femme et se balade le cul à l'air, surprise qu'on ne pense qu'à la niquer. p. 382.

 

J'ajouterai ce passage tiré du début du tome 2 :

 

Patrice voit ça comme ça : la quarantaine, c'est rédhibitoire. Des filles qui lui rappellent sa mère, il ne peut penser à les fourrer. De la gentillesse, de la tendresse, pourquoi pas. Mais du désir, c'est impensable. Émilie n'a pas eu d'enfant. C'est ce qui convient aux femmes de son âge. Un gamin d'une dizaine d'années, il n'y a que là qu'elles puisent ce dont elles ont besoin et que les hommes ne pourront plus leur donner. Il est convaincu que les femmes font des enfants pour ça : elles créent elles-mêmes les derniers êtres humains qui leur tiendront compagnie, sur le tard. p. 83.

 

 

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