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Qui sont les nouveaux barbares ?

November 15, 2017

 

 

Visité deux expos, Les forêts natales au Quai Branly et Le MoMa à Paris à la Fondation Vuitton, le jour où Le Monde épingle le propriétaire de cette dernière, Bernard Arnault, plus grosse fortune de France, qui cache ses avoirs dans sept paradis fiscaux différents. Photo sur deux pages de sa villa de 4300 m2 au nord de Londres dissimulée sous un faux nom. Ah, si les 60 milliards d'euros volés au fisc européen était consacrés à la transition énergétique et à la mutation de l'agriculture !  

 

Deux œuvres du MoMa ont retenu mon attention. Dans la première, le gardien mesurait la taille des visiteurs en inscrivant leur prénom au crayon sur un mur circulaire. Il en résultait une brume en suspension qui m'évoqua le couple foule / individu si typique de la société moderne.

 

La seconde était un fauteuil signé de l'artiste japonaise Yahoo Kusuma. Avec un didactisme subtil, la notice enseignait que l'artiste avait représenté des pénis afin de protester contre la société patriarcale. J'ai-vais cru à pire !

 

 

Au quai Branly, j'ai sélectionné, pour vous, mon.ma lecteur.trice, quelques masques de l'Afrique équatoriale atlantique quand il y en avait 100 d'admirables. Masques rituels des ancêtres, bien sûr. C'est toujours pareil et indéfiniment renouvelé.

 

 

 

 

 

Je me demandais dans mes billets des 23 et 26 août dernier ce que deviendrait l'Europe si son affaiblissement l'entraînait sur la pente qui fit dégringoler l'empire romain. Serait-elle américanisée, islamisée, sinéisée ? Ou serons-nous réduits à une condition purement économique et consumériste, une fois débarrassés de ce qu'il nous reste de famille, de religion et de patrie ? 

Reste une autre hypothèse, c'est que notre vieux sang soit régénéré par le jeune sang africain-noir. Les nouveaux envahisseurs sont déjà à nos frontières. Ils ne seront ni Goths, Ostrogoths ou Wisigoths, mais Fangs, Kotas, Tsogos ou Punus si les prédictions des climatologues et des démographes se réalisent.

 

De retour à la maison,  j'ai passé une grande heure à réparer la poignée rompue d'un de ces magnifiques paniers sphériques du Burkina Faso. J'ai mêlé les unes dans les autres les fibres séparées. J'ai reconstitué la spirale végétale qui les retenait et recousu la gaine de cuir qui maintenait le tout. Pour la passer dans le chas de la grosse aiguille que j'ai toujours par devers moi, j'ai mouillé de ma salive le bout de la solide ficelle brune qu'une femme accroupie devant sa case avait déjà portée à sa bouche et j'ai poussé l'aiguille dans les trous où sa main noire l'avait déjà poussée, me disant qu'elle avait fait en se jouant et en chantonnant le nom de ses ancêtres ce que j'ai recommencé dix fois pour arriver à un résultat maladroit. Autour d'elle, dans un tas de détritus, fouillaient les chèvres dont les sœurs avaient dû fournir les boyaux que mes doigts sans dé étaient occupés à raccommoder. J'ai fini par me piquer et par signer mon ouvrage en rouge. 

 

 

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