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Je revois René Girard, il y a plus de 30 ans, pointer son doigt vers le téléspectateur d'Apostrophes en lui demandant : "Quel est ton bouc émissaire ?"

Ce que je garde avant tout de Girard, c'est une origine de la violence comme nous devons à Mauss une origine de l'amitié. Si je fais de l'autre mon bouc émissaire, il se pourrait bien qu'il fasse de même, et voilà la rivalité embrayée ! Dans la plupart de nos conflits, chacun, rendant coup pour coup, ressemble à l'autre en croyant être à l'opposé. 

Bien sûr, les hommes se battent souvent parce qu'ils ont faim et qu'ils éprouvent de réels besoins, mais, plus souvent encore, ils rivalisent tout simplement pour être le premier devant l'assemblée de leurs semblables. Les objets matériels, eux-mêmes comme une voiture ou une paire de lunettes de soleil sont largement désirés pour le prestige et peut-être que la beauté des femmes ne serait pas si prisée si nous n'avions pas tant de rivaux.

Il n'est pas difficile de voir que les rivalités girardiennes, c'est-à-dire les nôtres, ont l'amour-propre pour carburant mais qui s'en rend bien compte ? Là est le contenu vrai de l'inconscient !

Voilà pourquoi Girard m'est indispensable même si je ne partage pas toutes ses idées.

 

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