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Il y a plusieurs raisons à l'intérêt que je porte depuis plusieurs années à l'œuvre de Michel Houellebecq. La principale est qu'il est un auteur profondément réactionnaire et qu'à ce titre, son propos tord le bâton en sens inverse de nos douces habitudes. Ce catholique traditionaliste est un athée à la recherche d'organicité, c'est-à-dire d'un lien social fortifié par la famille et par une religion, quelle qu'elle soit.

Et dans le fond, sommes-nous si satisfaits nous-mêmes de la société individualiste dans laquelle nous sommes plongés ? Il me semble que non. On s'aperçoit, à bien lire Houellebecq, que sa pensée réactionnaire est inséparable d'un anti-libéralisme qu'il partage avec la plupart d'entre nous. J'ai eu la grand surprise de trouver Pierre Leroux parmi ses auteurs de référence.

Il est, par contre, complètement étranger à la pensée de l'ambivalence que j'ai nommée taoïste. Je veux dire qu'il exagère toujours, aussi bien dans sa critique radicale de l'individualisme que dans son rêve de fusion.

Houellebecq a proposé une écriture nouvelle. Son impudeur choque certains ; elle me réjouit fort. Son point de vue métaphysique lui permet de bouleversants changements d'échelle quand il redescend ici-bas. Il est enfin le grand auteur comique de notre temps, le seul en tout cas qui me fasse rire, au sens propre. 

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