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2 Oct 2019

Depuis l'Affaire Dreyfus, l'intellectuel est celui qui dit le juste et le vrai. Régis Debray vient de nous demander de choisir entre Stendhal et Hugo pour le XIX° siècle. Et au XX° siècle ?

Je sors de la lecture de La Saga des intellectuels français de François Josse qui me donne bien à penser. C'est déjà lui qui m'a inspiré le billet sur de Gaulle de lundi. Alors quel est notre grand intellectuel au XX° siècle ? Sartre, bien sûr, qui fut à l'avant garde de toutes les luttes après la guerre, l'idole de Mai 68. Et pourtant...

Son cas illustre une fois de plus la grande misère de la vie intellectuelle française au XX° siècle. Sartre traita de fasciste de Gaulle qui avait résisté v...

9 Sep 2019

Elle : Vraiment, tu exagères de dire des choses pareilles ! Je me demande si tous les hommes sont comme ça !

Lui : je ne prétends pas être un homme comme tout le monde. Ça te plairait mieux ? Il faut tout le temps que j’essaie d’aller au fond des choses. Et des êtres…

Elle : Arrête avec ça !  

Lui : L’imagination est libre, non ? C’est pareil dans tous les domaines. Quand j’entre dans une église vide, comme elles sont toutes, je reste profondément songeur en me demandant pourquoi après tant d’efforts, de luxe et de foi, les foules en sont arrivées à se presser désormais dans les centres commerciaux. Il me faut la cause des causes.

Elle : Oui, mais il y a des moments. Tou...

23 Aug 2019

Grand repas de famille la semaine dernière, tous réunis autour de la table. La lumière des bougies a bientôt relayé celle du soleil. Personnellement, je ne m’occupe pas de la cuisine, mais j’ai préparé et servi l’affogato en dessert : glace à la vanille noyée dans du café + une dose d’amareto. Vous m’en direz des nouvelles ! Et pour faire bon poids, une fois échappés tous les enfants sauf Matilda qui devient grande et aime s’asseoir à côté de moi, j’ai raconté pour la grande joie de tous que c’était la faute des souris si nous étions privés d’internet depuis 8 jours. Ces coquines avaient grignoté le cable qui passe derrière la porte du cellier. Le technicien Free a tout démont...

23 Jun 2019

Quand je passe la tondeuse au cabanon, au volant de ma robuste Grillo (comme mon ami médecin), j'ai pris l'habitude de procéder en faisant des cercles concentrique autour du bâtiment. C'est une marque espagnole que je vous recommande, super-puissante, qui ne bourre jamais et pulvérise même les branches et les pierres, mais j'épargne toujours la touffe de pervenche qui reparaît chaque printemps au pied d'un chêne avec ses fleurs bleu-mauve. J'en extermine bien d'autres mais celle-ci, jamais, car elle me rappelle ma petite enfance au Collet-Redon, sur les hauteurs de Château-Gombert. Je pourrais presque dire comme Hugo :

           J'eus dans ma blonde enfance, hélas ! trop éphém...

12 Jun 2019

Vous avez lu Les Frères Karamazov ? Moi, j'avais dû le commencer je sais plus quand. Cette fois, je suis arrivé au bout ! 1000 pages écrites tout petit avec des § de plusieurs pages ! J'ai traîné le livre en Iran, quelle mauvaise idée, mais ça y est, j'ai fini. Vous voyez dans quel état il est ! Je l'ai recollé plusieurs fois.

C'est bien, mais Dostoïevski raconte tout avec beaucoup de détails, surtout l'histoire du procès. Il y a 4 frères qui finissent par tuer leur père. Avec un pilon. Il paraît que Dostoïevski pensait tout le temps à ça, au parricide. Il faut dire que le père du roman qui se prénomme Fédor était méchant et avare et c'est bien fait pour lui, ce qui lui arrive...

6 Mar 2019

Visiblement, la fraternité manque. Fabio Montale, le héros d'Izzo, a un gros engaste : ses deux amis d'enfance ont été abattus sur le pavé de Marseille et l'heure de la vengeance a sonné. Il commence à appeler Babette, la journaliste qui sait tout.

- Alors, beau brun, tu te décides enfin à m'épouser.

- Juste t'inviter, ma belle. À déjeuner. Chez moi, demain.

- Toi, t'as un service à me demander. Toujours le même salaud ! Ça fait combien de temps ? Hein ? Tu ne le sais même pas, j'parie ?

- Heu... Disons trois mois.

- Huit, hé connard ! T'as dû tremper ton beignet partout et n'importe où.

- Rien que chez les putes.

- Pouah ! Quelle honte ! Alors que moi je me morfonds. Bon, c'est quoi...

8 Feb 2019

Schopenhauer dit que la meilleure façon d'avoir un bon style, c'est d'avoir quelque chose à dire.  Ça me paraît profondément vrai. Le style, on croirait que c'est une question de forme. Houellebecq va me donner l'occasion de montrer le contraire et pour cela, je vais prendre comme point de vue la chose apparemment la plus opposée à la forme : la métaphysique, toutes les grandes questions, la vie, la mort, Dieu, l'infini, le néant.

Je dirai que Houellebecq écrit comme quand on regarde l'agitation des humains, ces fourmis, du haut de la tour Eiffel. Il ne croit pas en Dieu mais il est hanté par la pensée de la mort, autant le déclin de notre civilisation que la mort individuelle....

1 Feb 2019

L'élève François-René de Chateaubriand se faisait remarquer par une mémoire exceptionnelle, qui lui inspire ces lignes :

La mémoire est souvent la qualité de la sottise ; elle appartient généralement aux esprits lourds qu'elle rend plus pesants par le bagage dont elle les surcharge. Et néanmoins, sans la mémoire, que serions-nous ? Nous oublierions nos amitiés, nos amours, nos plaisirs, nos affaires ; le génie ne pourrait rassembler ses idées, le cœur le plus affectueux perdrait sa tendresse, s'il ne s'en souvenait plus ; notre existence se réduirait aux moments successifs d'un présent qui s'écoule sans cesse.

Il est inutile de se fatiguer à montrer l'utilité pratique de la mémo...

28 Jan 2019

Parcourant le marché aux puces de Carpentras un glacial dimanche de décembre (les brocos ont la peau dure !), je me désolais de cette accumulation de vieilleries bien hideuses. Ah si j'avais un tractopelle ! Quand j'avisai L’Essai sur la France du grand philologue allemand Ernst Robert Curtius paru en 1930. Je l'acquis pour un euro. Il est vrai qu'il était bien fatigué.

À un siècle de distance, Curtius répondait à Germaine de Staël par dessus le Rhin. J'ai pensé, mon cher lecteur, vous faire partager quelques unes de mes notes de lecture. Curtius soutient l’idée de la secondarité de la civilisation française, et même de la secondarité à la deuxième puissance

Il ne parle évidem...

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